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Sherley SHERLY & les Énigmes d'Oxus

Tous droits réservés Joëlle JEAN BAPTISTE

Article N°4

Le boomerang

 

Julian Seifert, sortit de sa réunion hebdomadaire, le cœur joyeux. Tout lui souriait depuis quelques mois. (…) Responsable depuis deux ans, de la partie événementielle de l’Horizon cyber café de Marcyvilliers, il aimait passionnément son second métier. Son patron, Roger Meulier, 45 ans, venait de lui proposer la responsabilité d’ouvrir le festival international de musique (…) et cela enfin coïncidait avec le renouvellement de son contrat.

Julian voulait tout faire pour réussir. Son poste à mi temps au cyber café, devenait un passe temps très agréable. Passionné de musique, (…) il préférait inviter les groupes avec lesquels il avait beaucoup d’affinités. Cette année, il avait sentit un changement dans la qualité des sections qui allaient s’affronter. Deux chanteuses exceptionnelles étaient attendues. (…)

Beau brun aux yeux noisette, à 27 ans, il possédait un charme indéfinissable. Il avait d’ailleurs tout misé sur son physique. Les séances de sport quotidiennes lui donnaient une carrure magnifique. Marié dès l’âge de vingt ans, avec Éléonore Seifert de six ans son aîné, rencontrée chez les Firzy, lors d’un concert privé, père de deux enfants, Julian filait toujours le parfait amour. Charles Seifert son beau père, PDG de la multinationale Maxtoplaxy, aurait voulu faire de son gendre un homme d’affaires. Il prit très vite le nom de cette illustre famille et intégra facilement ses usages. (...) Son voyage à la Silicon Valley, en Californie l’été dernier, dans la future filiale de l'entreprise l’avait enchanté. (…)

Il avait gravît rapidement tous les échelons de la société Maxtoplaxy. Devenu directeur commercial, il savait que son mariage lui avait ouvert toutes les portes. (…)

En cette soirée festive, il devait officiellement fêter sa promotion (…) Son ami Ricardo Firzy, accompagné de Soleily Del Amontes dansaient tous les deux sur la piste. Sherley Sherly et Andreï Bikerman, conversaient tranquillement assis dans un des canapés du salon. (…)

La réception allait commencer, quand un serviteur lui annonça :

- Vous avez un appel monsieur Seifert.

- Qui me demande ?

- C’est un policier. Un certain, Thierry D’Ambroise.

Seifert prit l’appareil anxieusement. Que me veut la police ?

- Monsieur Reblocheuxer ? Lorsqu’il entendit ce nom au téléphone, cela lui fit l’effet d’un coup de poing en pleine poitrine. Son passé lui revenait à la figure. Fils d’une famille pauvre, un père employé dans une imprimerie, et d’une mère ouvrière dans le textile lillois, celle-ci avait été très tôt au chômage.(...) Ses parents ne s’aimaient plus, et lui, ne s’entendait pas avec son frère aîné. (....) Son enfance fut un combat permanent, d’humiliation et de souffrance morale et physique. Son père, très violent le battait souvent pendant son adolescence. Il se demandait comment il avait pu échapper à la défiguration tellement il recevait des coups de se buveur invétéré. Lorsqu’il le frappait, il protégeait heureusement toujours son visage. Il n’avait eu qu’une cicatrice derrière le cou, que lui avait laissé son bourreau. (...)

Il essaya de fuir ce milieu hostile et dégradant, en fuguant à plusieurs reprises durant son adolescence (...) la quatrième tentative fut la bonne. (…) Il  arriva à Paris, chez un ami musicien  et changea d'identité. (...) Puis, il avait été embauché dans une société d’électronique. (...)

Il décida très vite d’effacer son nom de famille, Julian Reblocheuxer de sa vie, qui lui faisait penser à ce père qu’il détestait tant.

Julian se rappela soudainement les évènements douloureux de sa onzième année, qu’il croyait effacés de sa mémoire. Les souvenirs lui revenaient, comme un boomerang. (…)

 

(…) Confidentialité des informations concernant la série Sherley SHERLY.

 

 

 


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