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Sherley SHERLY & les Énigmes d'Oxus
Tous droits réservés Joëlle JEAN-BAPTISTE
                                                                         

                                                                                   
                                                                                       Code sérial
                                                                                        A0.178.A


Institut Médico-légal Scotland Yard
Mercredi 26 juin matin 9h


A 9 heures, installé à bord de son cabriolet Sirius, le commandant d’Ambroise se dépêcha d’arriver à l’Institut Médico-légal. La circulation encombrée dans Buckingham Gate l’avait retardé.
En rentrant au service Médico–légal, D'Ambroise aperçu Perry Ohilo, les traits tirés, qui attendait l'ascenseur.
- Bonjour Perry. Qu'avez vous trouvé ?
- Salut Thierry. Cette affaire se complique vraiment.
(…)
Scotland Yard
Mercredi 26 juin matin 10 heures
Un peu plus tard dans son bureau


- Commandant, une opératrice de Phone Standard Corporation, est en communication, et c’est urgent, lui annonça Débra Mils, sa secrétaire.
- Que me veut cette agence de téléphone ?
Sans lui répondre, elle lui passa la communication.
- Commandant D’Ambroise, Clara Lenriette à l’appareil. Vous avez un message de Peter Trilles, de Bischofshofen.
- Comment ? Hurla d’Ambroise en renversant son café. N’est-il pas décédé ?
- Apparemment non ! Lui assura l’employée.
- C’est une plaisanterie !
- Non, Monsieur d’Ambroise, lui affirma-t-elle.
- D’où provient cet appel dîtes-vous ?
- De Bischofshofen, en Autriche.
D’Ambroise pensait sérieusement à un canular.
- Je vous signale madame Lenriette que nous avons des traceurs d’appel et
L’opératrice lui coupa la parole.
- Je dois aussi vous signaler qu’il provient du sériale sérial A0.178.A.
Monsieur, prenez-vous l’appel ? Insista l’opératrice.
Il frissonna en entendant cette information.
- Euh, évidemment !
- Votre communication date d’il y a six mois, et votre correspondant a émit une consigne. Vous ne devrez pas parler durant cette communication, car tout mot prononce de votre part la suspendra automatiquement. C’est compris ?
- Cinq sur Cinq ! Répondit D’Ambroise, qui avait hâte d’entendre ce qu’un revenant avait à lui dire. Six mois après sa mort. (…) L’homme lui avait transmit un message, alors qu’il avait assisté à son autopsie.
D’Ambroise était estomaqué d’entendre cela. L’homme lui qui lui avait transmit un message, alors qu’il avait assister à son autopsie, six mois auparavant.
- Bonne journée monsieur D’Ambroise, de la part de la Phone Standard Corporation. Cette communication vous sera facturée 3150 Euros.
- En entendant la facture, le Commandant manqua de s’étrangler. Euh. Pourquoi ce prix ? (…)
- Merci de votre confiance en la compagnie la Phone Standard Corporation. Dites, oui.
- Oui ! Répondit d’Ambroise désarçonné.
L’opératrice transféra aussitôt la ligne dans le centre High-Tech sérial A0.178.A. Puis elle raccrocha. Lorsque le relais fut prit par une autre ligne (…)


La dernière fois que d’Ambroise avait reçu un appel similaire du sérial A0.178.A, s’était pour lui annoncer le décès d’un diamantaire en Afrique du Sud (…) susceptible de modifier les cotations en bourses et de freiner une transaction internationale importante (…). Mais maintenant, on lui annonçait la résurrection d’un mort !
Le policier reprit ses esprits en prenant ses précautions. Il appuya sur une touche pour enregistrer la conversation.
- Communication dans une minute, lui annonça une voix électronique. Durée 8 minutes.
- 8 minutes ! S’étonna D’Ambroise qui décida de contacter sa secrétaire, car il ne souhaitait être dérangé sous aucun prétexte. Son appel sonna dans le vide.
Il se leva rapidement, pour aller dans le secrétariat. Il ouvrit la porte de son bureau, pour découvrir qu’elle n’était pas à son poste.
- Hum, il est 10 heures, et comme d’habitude, elle a prit sa pause café. C’est pour cela qu’elle était si pressée de me passer l’appel.
Cette pipelette doit certainement faire le tour des bureaux pour encore jacasser !
Mécontent, D’Ambroise s’enferma dans son bureau. Puis, il s’installa profondément dans son fauteuil capitonné.
Il consulta sa montre. Il lui restait 10 secondes. Il prit soin toutefois de brancher un magnétophone, et ouvrit le haut-parleur.
Au cas où quelque chose lui échapperait, il ouvrit son calepin, pour noter les informations.
Soudain, un signal se déclencha lui annonçant le début de la réception téléphonique.
Il eut la surprise d’entendre le bruissement d’ailes d’oiseaux, ainsi que le bourdonnement d’insectes. Des gouttes d’eaux, et un déchaînement d’averses successives résonnèrent. Puis, une douce musique, un slow harmonieux s’enclencha. D’Ambroise ferma les yeux.
Il consulta sa montre quand il entendit une musique psychédélique, des voix tantôt puissantes, où mélodieuses, lui décocha un sourire.
Il griffonna sur son calepin, en pensant qu’il entendait une drôle de communication.
- Où est la voix de Trilles ?
Soudain, le rythme changea. Une musique métal résonna. (…)
D’Ambroise fronça les sourcils. Un son aigu faible retentit et s’amplifia en un long cri effrayant. Ensuite, un autre hurlement résonna dans la pièce, alors qu’il ne restait que trois minutes.
D’Ambroise se boucha les oreilles. Et malgré cela, le son restait insoutenable.
Il essaya en vain de baisser le haut parleur. Celui-ci restait bloqué.
Je ne dois pas parler, pensa-t-il en s’éloignant du récepteur. Des cris et des feulements se mélangèrent. Il restait deux minutes, lorsque sa secrétaire tambourina à la porte.
- Commandant ! Que ce passe t‘il ?
- Commandant ! Ouvrez-nous ! Crièrent des policiers de l’autre côté de la porte. (…)


Tout à coup, le cri terrible, d’une autre bête féroce, s’ajouta à la bande!
Soudain, des coup de feux, firent sauter les verrous. Ses équipiers venaient de d’enfoncer la porte.
Aussitôt, la communication cessa.
D’Ambroise furieux cria
- Mais que veut dire tout ce cirque ?
- On a cru que vous étiez en danger patron. Et j’ai donné l’alerte (…)
(…)
Cette secrétaire, Débra Mils m’est insupportable ! Pensa D’Ambroise.
- A cause de votre branle-bas de combat, je viens de rater un sérial A0.178.A !
- Je suis désolée commandant, je vous croyais en danger en entendant ces grognements d’ours. Est-ce que je peux vous être utile ? Demanda-t-elle confuse.
Il se retint pour ne pas la rembarrer. Car dernièrement, il avait apprit qu’elle était la nièce d’un de ses chefs.
(…)
Elle lui tendait une perche, qu’il s’empressa de prendre.
- Bien sûr, Mademoiselle Mills, alors je veux tout savoir, quand a été envoyé le message, création de celui-ci. Confirmez moi son origine. C‘est à dire, d’où il a été envoyé et apportez moi la biographie de Peter Trilles ! Je veux tout connaître, la première fois qu’il a ouvert les yeux, et son soit disant dernier souffle !
- Commandant, je ne crois pas que vos investigations rentrent dans mes fonctions !
D’Ambroise la regarda avec stupeur.
- Je vais néanmoins procéder à la mise en œuvre de ceux -ci, en les donnant aux responsables de votre équipe.
D’Ambroise, furieux, prit une pile de dossiers sur son bureau et lui répondit froidement.
- D’accord, tenez mademoiselle. Je crois que ses dossiers seront de votre compétence. Il vous suffira de rentrer toutes les informations manuscrites dans nos fichiers électroniques. Je vous donne trois jours pour le faire !
Elle fait sa mijaurée et veut toujours avoir le dernier mot. Voilà qui va la calmer dans ses réflexions stupides, pensa t'il.
Vexée, la secrétaire s’en alla en emportant les dossiers.
- Elle va craquer. Dans trois jours, elle démissionnera ! Se réjouit t’il.
Il se rendit compte qu’elle venait toutefois, de lui donner une information importante sur le cri des animaux. Il y avait des ours.


(...) Confidentialité des informations concernant la série Sherley SHERLY

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