bévue, diplomatie, espionnage, The Wesss, crime, police, Scotland Yard

Tous droits réservés Joëlle JEAN-BAPTISTE

Sherley SHERLY

&

les Sept Merveilles du Monde

 

ARTICLE N°1

La bévue

 

Quartier de Scotland Yard


Lorsque le commandant Thierry D’Ambroise arriva à huit heures dans les locaux de Scotland Yard, la tension était palpable. Il observa les policiers, et, étrangement il eut une appréhension. Les inspecteurs le regardaient d’un mauvais œil.

Son mal de tête persistait (…) Il aurait dû se douter que les choses allaient très mal se passer aujourd’hui. Il avait fait un mauvais rêve dans lequel son patron, Ryan Farlton, irlandais au sang chaud, l’invitait dans son bureau, et subitement, déchargeait son révolver sur lui. D’Ambroise, s’était réveillé en pleine nuit, essoufflé, comme s’il avait couru un marathon. Il savait que Farlton le détestait, mais faire un tel rêve. Quel en était la signification ?

Il se consolait en pensant que son chef avait peut-être fait le même cauchemar, et que les rôles seraient inversés.

(…)

Quelques flics le saluèrent, tandis que d’autres détournèrent leur regard.

 

Débra Mils sa secrétaire, fine et élégante dans son tailleur pourpre, respirait la joie de vivre avec cheveux roux brillantinées. Il se demandait si elle avait un petit ami. Il secoua la tête. Pourquoi cette pensée le tourmentait ? C’est vrai qu’elle n’avait que 27 ans, quatre ans de moins que lui. (…)

-         Voici votre café, mon commandant.

Subitement, elle renversa le liquide sur ses dossiers.

-         Bon sang ! S’écria D’Ambroise furieux en l’observant.

-         Je suis désolée mon commandant, déclara t’elle en rougissant. Je viens de remarquer que je vous avais préparé du café, au lieu du thé.

Que faisait-elle encore là ? Pensa t’il furibond.

Un an était passé, depuis son recrutement en tant que secrétaire stagiaire. D’Ambroise n’avait toujours pas validé son poste. Plusieurs fois, il voulait la congédier, mais il se rendait compte de sa compétence. Elle avait l’art de faire ressortir rapidement des dossiers, des fichiers. Elle maniait des enquêtes habillement, avec un sens aigu de l’observation. Il l’avait déjà mise à l’épreuve sur le terrain. Deux succès l’avait fait changer d’avis. (…)

Ses deux boucles d’oreilles ; l’une représentant un livre ouvert et l’autre un livre entrouvert, rebondissaient sur les chainettes argentées.

Débra Mill, troublée, essuya maladroitement les taches de café éparses sur le bureau. (…)

Soudain, il la retint par le bras.

 -Que ce passe t’il Débra ?

Celle-ci, ne répondit pas, car, Mary Alvin, l’assistante de direction qui la supervisait, frappa à la porte, et sans attendre de réponse, entra dans la pièce. Tailleur sombre, impeccable, habituellement aimable, la femme d’une cinquantaine d’années ordonna.

-          Débra, laissez nous je vous prie !

Cette dernière s’éclipsa rapidement.

 

Alvin le reçu froidement.

-         Comment allez-vous agir commandant ? J’ai appliqué la procédure d’urgence. Le rassemblement de votre équipe dans votre QG, pour 9 heures trente. C’est un coup dur.

-         Quoi donc ?

-         Comment ? Vous n’êtes pas au courant ?

-         De quoi ?

-         Comme d’habitude, vous n’avez pas lu la presse. C’est très fâcheux.

Elle se dirigea vers son bureau, prit le journal et le lui tendit gêné.

En première page, on pouvait lire :

« Un étudiant est mort hier, dans la manifestation antimondialisation à Rome. Il a été vraisemblablement exécuté ».

-         Qu’est ce que cela signifie ? S’exclama D’Ambroise désemparé. Mais, qui est cet étudiant ? Comment peut-il avoir un lien entre nous et lui ?

-         C’est un ressortissant britannique. « Il s’agissait de Jerry Caslon, fils du diplomate britannique Willaert Caslon…»

-         Un britannique ? Mais ce n’est pas écrit dans la presse.

-         Oui, et un grand ami du Prince de Galles, confirma sa secrétaire, en se demandant qu’elle finira bien par s’habituer à ses remarques parfois naïves.

-         Mais je ne suis pas au courant. Dit bêtement D’Ambroise.

-         Commandant, je vous rappel que nous avons des services d’espionnages et de contre espionnages. Et ce qui n’est pas ouvertement dit, va l’être dans 48 heures. C’est le délai que nous avons pour progresser dans cette affaire.

Puis, elle s’interrompit pour aller répondre au téléphone. Il entendait quelqu’un hurler au bout du fil.

-         Oui monsieur Farlton. Il est arrivé. Je le préviens immédiatement.

-         Commandant, attendez vous à vous faire remonter les brettelles, dit ensuite tout bas, la secrétaire de direction en lui passant une note. Farlton s’est réveillé de mauvais poil.

-         Ce n’est pas nouveau cela, grogna-t-il.

-         Vous avez rendez vous chez le boss. Le big-boss.

-         Groomset est là ?

D’Ambroise n’arrivait pas à faire le lien entre les deux affaires.

-         Je n’en sais pas plus, mais ils étaient furieux contre vous D’Ambroise. Je l’ai ressenti.

     D’Ambroise sentait le coup fourré ! Comment un meurtre qui c’est déroulé à des milliers de kilomètres de là, peut lui être imputé ?

Il avait cinq minutes pour chercher ses idées. En se dirigeant vers l’ascenseur, il croisa un policier d'une trentaine d'années, Michael Parkert. (…)

-         Salut patron. Avant de monter, je vous conseille de sortir cette phrase dans la conversation.

-         Qu’est-ce que vous faites dans cette tenue ? (…)

Il lui tendit un morceau de papier.

-         D’Ambroise le lu.

-         Mais qu’est ce que cela veut dire ?

-         Patron, surtout faites ce que je vous dis.

Puis, Parkert regarda sa montre et tout à coup lorsque l’ascenseur s’ouvrit, il jeta un dossier au bout de la cage.

-         Qu’est ce qui vous prend !

 D’Ambroise se baissa pour ramasser les papiers. Trois policiers l’aidèrent. Quand il se releva, Parkert, n’était plus là.

 

Rien ne va plus dans cet immeuble. En voila un qui me balance un dossier, et un autre qui est comme un enragé dès le matin et qui m’attend au tournant.

 

En arrivant dans la salle de réunion, il fut surpris de remarquer une dizaine de policiers visualisant en boucle le film de la manifestation qui avait tournée à l’émeute. On distinguait un jeune homme allongé dans une rue de Rome, baignant dans une marre de sang. Au fond de la salle, les ombres de Groomset entouré de trois personnalités officielles, se détachaient. ( …)

A peine installé, les lumières s’allumèrent.

-         On vous attendait D’Ambroise ! Dit Farlton en appuyant sur les mots.

-         Et que me vaut l’honneur ? Répondit D’Ambroise ironiquement.

-         L’honneur ? En avez-vous justement ? S’écria son chef.

D’Ambroise ne répondit pas à ce qu’il considérait comme une provocation. (…)

Soudain Farlton aboya

-         L’étudiant britannique, suivait des cours à la faculté la Duodécade de Marcyvilliers.(…) Vos services devaient suivre attentivement les agissements du Wesss. Il y a eut manquement, déclara froidement Farlton.

-         Manquement ? Plutôt dans l’ordre de vos priorités monsieur, il y a eu manquement ! Clama D’Ambroise.

-         Voici les preuves de votre bévue D’Ambroise, accusa Farlton !

      (…)

Pour toutes réponses, les lumières s’éteignirent et on visionna un autre film. On voyait un homme effondré, devant une grande maison de standing, s’adressant à une foule de journalistes.(…)

-         J’avais récemment demandé à Scotland Yard de protéger mon fils (…) Je nomme les services britanniques (…) responsables directement de sa mort !

 

(...) Confidentialité de la série Sherley Sherly

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