Tous droits réservés Joëlle JEAN BAPTISTE
Sherley SHERLY
&
les Sept Merveilles du Monde
ARTICLE N°8
La machination
Londres. Le Eros Club’s.
Harper Green, détendu, sortit à 23 heures 30 du Eros Club’s. Il venait de faire quelques parties de billards, avec ses collègues policiers. Certains semblaient encore désolés de l’altercation qu’avait eue son patron (…).
En effet, Thierry D’Ambroise n’avait pas fait son apparition depuis trois jours, et il s’en inquiétait. Il aimait son chef et voulait chercher les raisons de son éviction. Il était mécontent de n’avoir pas su le protéger. Son précédent patron avait été assassiné. (…) Il s’y sentait encore responsable.
Green aimait cette place de Piccadilly Circus, toujours animée. Le policier, avait assumé maintenant le transfert de D’Ambroise de son service (…) et les journaux londoniens ne l’avaient pas épargné. (…)
Il ajusta son blouson, car une pluie fine commençait à tomber. Le policier qui avait tous ses sens en alerte, venait de repérer pour la deuxième fois un homme qui le suivait, depuis son arrivée dans le club et maintenant à son départ. Il portait un jean noir, un blouson d’où dépassaient quelques cartes postales. La première fois, il l’avait prit pour un touriste (…).
Il décida de faire un détour pour rejoindre sa voiture et passa par un parc. Il bifurqua derrière un bosquet et attendit.
Quelques instant après il entendit parler dans son téléphone.
- Je ne le vois plus, il doit ressortir en principe en face de toi.
- C’est moi que tu cherches ? Lui demanda Harper Green, en l’empoignant au collet. Il l’attira vers lui. Puis, et le plaqua au sol.
- Qui es-tu ? Que me veux-tu ? Cria-t-il.
- Je ne comprends pas. Je visite London.
- Ouais, moi aussi ! Répondit Green acerbe. Tu veux peut être ma photo ?
Soudain, l’homme ne se laissa pas faire, et se retourna et voulant lui donner un coup de poing, que dévia rapidement Green. Celui-ci se redressa et lui assena un coup de tête en pleine figure. L’homme hurla. Mais, Green s’arrêta net, car il sentit une pointe de fer lui glacer l’épine dorsale.
- Tu bouges, et t’es un homme mort ! Cria un gars corpulent en braquant le canon d’un revolver dans ses côtes.
- Relevez-vous et suivez nous ! Ajouta un troisième agresseur.
- On t’abat si tu tentes de t’échapper ! Dit le truand en se frottant la mâchoire.
Quelques heures plus tard, au domicile de Mayfair....
Le bruit strident retentit dans la tête du commandant Thierry D’Ambroise, qui se réveilla en sursaut. Il avait l’impression d’être dans le cabinet de son dentiste. Il regarda la lumière qui clignotait au fond de la pièce. C’était son téléphone portable qu’il se souvenait d’avoir pourtant éteint, avant de se coucher.
Il l’avait placé sur une chaise au fond de la pièce et n’avait pas du tout envie de se lever pour prendre cet appel.
Maugréant, il regarda le radio réveil. Il était bien 01 heure 45 du matin. Soudain, rageur, il envoya un des oreillers sur l’objet qui se coupa en deux. La batterie s’échappa de l’appareil.
Satisfait, D’Ambroise ferma les yeux pour rechercher le sommeil. L’interruption de son sommeil, trois jours après son éviction de son poste de Commandant de police de Scotland Yard, le mettait en colère. Déjà, il avait essayé de faire bonne figure devant ses secrétaires. (…) Mais D’Ambroise commençait à s’en mordre les doigts. (…) Les archives ne lui convenaient pas du tout.
Il savait ce qu’il devait faire : rechercher celui qui avait tenté de l’enfoncer, de prendre sa place, et connaître les tenants et aboutissants de cette machination.
Il était fier de son équipe qui l’avait soutenue dans cette affaire. Quelques uns, parmi ses collaborateurs, lui promirent de l’aider. (…)
Deux minutes après, une sonnerie retentit au deuxième étage de Cassiopée. Furieux, D’Ambroise se leva d’un bond et marcha rapidement dans le couloir. Il monta quatre à quatre les marches et sans allumer, pénétra en trombe dans le Q.G.
Ensuite, il chercha d’où pouvait bien provenir cet appel.
D’Ambroise avait hérité cet hôtel particulier de son grand-père, haut fonctionnaire, il avait prit l’habitude d’y placer des éléments de hautes technologies : des capteurs sensoriels et des écouteurs électroniques dans chaque pièce avec des caméras très sophistiquées.
Son chien, Orthos le suivit, bailla, et se dirigea tranquillement vers une boîte remplit de pochettes et de chemises. Il se souvint du carton que lui avait remis sa secrétaire, qui retrouva sous son bureau. (…)
- Tu es un brave toutou, dit-il en le caressant. (…)
Puis, il fouilla l’intérieur et trouva un objet insolite. (…).
Il dénicha avec étonnement, un message crypté.
Comprenant ce qu’il avait dans les mains, D’Ambroise s’installa rapidement devant son ordinateur, brancha un fil électronique dans une prise, puis activa l’embout pointu sur le nouvel appareil.
(...) Confidentialité de la série Sherley Sherly
La suite les samedis 11 et 18 décembre 10.
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