N° 10 The Wesss
Tous droits réservés Joëlle JEAN-BAPTISTE
Dossier OGM Cosw-Fash N°10
Le braconnage 5/5 Partie N°2
Quand la fumée se dissipa, Ricardo Firzy se frotta les yeux, puis, il passa ses mains sur son visage.
- Soleily, vois-tu ce que je vois ?
- Oui, murmura-t-elle.
- Prends à droite, moi je vais à gauche, annonça t-il en courant.
La jeune femme n’en revenait toujours pas. Elle fit le tour de la caravane de Fabrice Garden et rejoignit Ricardo.
- C’est incroyable ! Elle est intacte, constata la musicienne, en essayant de réparer, en vain, la bretelle cassée de son soutien-gorge.
- Il y a quelque chose qui me gêne, ajouta t’elle, tout en se contorsionnant, avec son bras dans son dos. Au lieu d’aider la jeune femme, Ricardo passa à côté d’elle, pour regarder à travers l’une des vitres de la caravane.
- Ricardo!
- Attends, une minute ! Il fouilla dans sa poche et sortit un petit briquet au bout duquel s’alluma une lampe.
- Oh ! Rien n’a bougé à intérieur.
- Ce n’est pas possible ? Tu en es sûr ?
- Certain !
- Mais qu’est ce qui me gratte comme cela ?
Le jeune homme s’approcha de Soleily et sortit un ver de terre accroché à la brettelle arrière de son soutien-gorge.
- C’est dégoûtant ! S’écria-t-elle. Mon bustier est rempli d’asticots ! Il l’aida à les enlever.
- Soleily, il nous a bombardés de compost.
- C’est répugnant ! S’écria-t-elle, en voulant se débarrasser des larves accrochées à son jean.
Ricardo ôta une chenille dans sa chevelure.
- Fabrice a fabriqué une bombe de compost, pour éloigner les intrus, c’est la seule explication. Il m’avait parlé d’une technique dissuasive, d’affrontement biologique (…)
- Cela ne m’étonne pas de lui ! Mais d’où provenaient les multiples éléments microscopiques ? Tu les a vus comme moi. Ceux qui rongeaient les parois.
- Je n’en ai aucune idée. Viens, suis-moi. Ils retournèrent à l’entrée de la caravane et remarquèrent que la serrure était identique à celle qu’il venait de fracturer.
- Dis-moi Ricardo, sur quoi travaille Fabrice actuellement ?
- Il faisait des recherches sur (…), des travaux plutôt obscurs.
- Des travaux diaboliques, vu ce qui nous est arrivé !
- Nous allons devoir raconter cette opération, aux autres membres, proposa Ricardo, en scrutant les alentours à l’aide de sa lampe.
- Que veux-tu leur dire ? Nous n’avons aucunes preuves de ce qui s’est passé ici, émis Soleily en se frottant le bras.
- Et ça ? Répliqua-t-il.
Il sortit une pièce métallique, d’une vingtaine de centimètres, qu’il venait de prendre sous sa ceinture.
- Fais voir, comme c’est étrange !
On dirait qu’il y a quelque chose à l’intérieur, dit-elle en le secouant.
- Donne-moi la lampe. Soleily retourna l’objet et remarqua
- Il y a le sigle de la société Maxtoplaxy (…)
- Donc, résumons. Nous avons devant nous une caravane qui s’était disloquée.
- Nous avons juste entendu des bruits de désintégration, coupa Ricardo. Tu vois bien qu’elle n’a pas bougée d’un centimètre.
- Même les panneaux solaires, sont toujours à leurs places ! S’étonna Soleily.
- J’ai noté des éléments, qui vont nous faire progresser. (…)
Brusquement, Ricardo se précipita vers la végétation.
- Que fais-tu ?
- Je recherche le passage par lequel j’ai pu quitter la caravane. Aide-moi !
Ils se glissèrent dans les buissons, et tâtonnèrent pour chercher le grillage.
Tout à coup, un puissant rayon lumineux, les aveugla.
- Sortez de là immédiatement ! Cria un homme.
Les deux jeunes surpris, se redressèrent. Ils se retrouvèrent face à deux policiers municipaux.
- Que faites-vous là ? Vous êtes ici, sur un terrain privé !
- Nous ne faisions rien de répréhensible, déclara Ricardo.
- Nous avons été alertés par le bruit des pétards, qui provoquent des gênes nocturnes. Que faites-vous ici à minuit passé?
- Nous allons vous expliquer. Nous sommes sur la propriété de notre ami Fabrice Garden et …
- Non, ici c’est la propriété des Gimbert. Vos papiers ! Demanda durement un des policiers, pendant que l’autre, faisait passer le rayon de sa lampe sur le corps de Soleily, de haut en bas.
- Ils sont dans ma voiture. Je vais vous les chercher.
- Ok, j’ai compris, ne te fatigue pas bonhomme, répondit un policier en lui lançant des vêtements.
Ricardo reconnu la veste qu’il avait prêté à Soleily. Il avait le tee-shirt déchiré de la jeune femme entre ses mains.
- Où avez vous trouvez cela ? Demanda Soleily étonnée.
- Mais ils se fichent de nous c’est deux là ? Déclara le policier énervé, en ajoutant.
- La prochaine fois allez dans une chambre !
- Oh ! Mais ce n’est pas ce que vous croyez ? S’offusqua Soleily, tout en maintenant la bretelle de son soutien gorge.
Les deux policiers se regardèrent ironiquement. Puis l’un des deux ajouta.
- Allez circulez maintenant, où nous vous coffrons pour attentat à la pudeur.
- Viens Soleily, ne discutons pas, répliqua Ricardo, en lui prenant le bras. Nos vêtements ont été éjectés de la caravane, affirma-t-il tout bas.
Ils partirent penauds en empruntant le chemin en direction de leur véhicule, sous les feux puissants des lampes torches des forces de l’ordre.
- Nous reviendrons demain matin. Nous aurons davantage de chance de repérer le terrain, décida Ricardo.
- Quelle honte ! S’écria Soleily, très en colère.
Lorsque Fabrice réapparaîtra, j’aurais deux mots à lui dire, répliqua-t-elle, en enlevant une blatte de ses cheveux, pour la jeter rageusement par la fenêtre de la voiture.
Puis, Ricardo démarra rapidement. (...)
Confidentialité de la série Sherley SHERLY