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Sherley SHERLY & les Énigmes d'Oxus

Tous droits réservés Joëlle JEAN BAPTISTE

Article N°5

L’effet papillon

 

Max Laryton, monta dans l’ascenseur panoramique en verre qui s’arrêta à 110 mètres de hauteur sur le toit de la Grande Arche à la Défense. L’ingénieur en météorologie de 38 ans, mémorisait chaque détail de la magnifique vue panoramique qu’il avait devant lui. A 17 heures, le ciel toujours ensoleillé, lui permettait d'admirer une vue superbe sur la plus longue perspective du monde, qui s’étendait depuis le Louvre, en passant par les Champs-Élysées.

Quel havre de Paix ! L’homme souffla, en faisant des exercices de relaxation intérieure. Il se rappelait des phrases du bonheur qu’il avait apprises dernièrement chez son thérapeute. (…)

-Je dois l’aimer et la protéger. (...)

Il répéta la phrase une dizaine de fois, puis retourna prendre quelques dossiers pour travailler le weekend. Une nouvelle antenne de station météorologique ultramoderne avait été ouverte à la Défense. Il travaillait à la Grande Arche dans la société Millinerwezt, et occupait un bureau spacieux, coordonnait des données européennes par satellites, et des cartes de l’Europe. Son service particulier affecté à certaines entreprises, pour lesquelles il diffusait des prévisions indiscutables (…) Il travaillait en similitude avec Météo France. (…)

Il partit de son bureau avec des données incompréhensibles à percer. Des phénomènes bizarres, localisés dans plusieurs points de la capitale l’intriguait. Il observa les relevés, puis tenta d’expliquer en vain à ses collègues, qui ne s’intéressaient guère qu'aux futures prévisions. (...)

Dans une semaine à Paris allait s’ouvrir la conférence mondiale sur les NTCT (1), et les équipes devaient s'y consacrer. Le projet de sa société avait investit un prototype (...).

Ensuite, il quitta l’immense cube de Carrare. 

Il ressentait ces jours-ci, une sorte de malaise dans son foyer. Après avoir emménagé à Paris avec son épouse, de 35 ans, qui travaillait à mi-temps dans une agence de voyage (…) il obtint une belle opportunité. Il trouva un appartement à une trentaine de minutes de son lieu de travail.

- Attention au carton de gauche Wendy, prévient Laryton, en baissant la vitre électrique de sa voiture. Ne vois-tu pas que c’est fragile ?

- Oh ! Ne t’en fais pas pour tes précieux coléoptères.

- Non des lépidoptères ! Insista t’il mécontent.

Il gara rapidement son véhicule devant l’immeuble de leur luxueux appartement (…). Puis, il sortit rapidement de l’habitacle en se précipitant sur un carton entrouvert.

Sa jeune épouse enleva son foulard qui dégageait sa belle chevelure auburn, et lui demanda :

- Où vas-tu les mettre ?

- Heu, …dans le salon.

- C’est hors de question ! Nous avons choisi ce grand appartement, pour y avoir chacun nos espaces.

- Ok, mes hétérocères iront rejoindre ceux qui sont accrochés à l’autre façade de mon bureau, avec les rhopalocères.

- C’est du charabia.

- Les papillons de jour et de nuit. Tu saisis ?

- Encore heureux, je les trouve horribles.

- De toute façon, ils sont morts et ne te ferons pas de mal.

Elle se frotta les hanches en lui disant

- Durant tout l’après midi, je me suis éreintée à emménager ses cartons. Heureusement que le jeune Gary m’a aidé à la tâche. (…) Gary Joos revient en saluant, son voisin.

- On a bientôt fini monsieur Laryton.

- Où sont les déménageurs ?

- Ils ont cassé mon vase en porcelaine Chinois. Je les ai renvoyés et bien sûr, ils devront payer leur maladresse. Mais où étais-tu ? Il est 18 heures, et tu devais me rejoindre à 17 heures, critiqua t'elle.

- C’est un fait, mais moi je travaille pour deux !

Vexée, elle laissa tomber un carton de vêtement et couru vers l’ascenseur.

- Que lui arrive-t-il, s’étonna son époux, en se tournant vers l’étudiant. Elle est à fleur de peau. Elle n’admet aucune réflexion. Et elle déteste mes collections d’insectes.

Puis, il prit le bouquet de fleurs derrière son siège arrière et déclara.

- Pourtant, elle aime les fleurs, alors que je suis allergique. Mais je lui en offre un beau bouquet chaque semaine. Et quand elle voit mes petites bêtes, elle s’offusque, dit-il en terminant son monologue.

- Cela lui passera monsieur.

- Je sais que ce n’était pas correct de lui dire qu’elle ne travaillait pas suffisamment, ajouta Max. Alors que cela ne me dérange pas du tout.

Les deux hommes montèrent les deux derniers cartons. Lorsqu’il ouvrit la porte Max s’excusa de sa conduite auprès de sa femme, en lui offrant les fleurs. Celle-ci les accepta enchantée.

- Je crois que vous avez rattrapé votre bourde. Heu, votre erreur.

- Oui c’est une grosse bourde, reprit Max, en cherchant dans son portefeuille une compensation financière pour l’aide que lui avait apporté le jeune homme. (…)

Elle se dirigea vers la verrière envahie de plantes  (…). Ton bouquet ira compléter ma collection de fleurs séchées.

Le diner se passa en silence.

- Au fait, ta mère viendra ce week-end.

Max perdu dans ses pensées répondit rapidement.

- Quoi ? Elle est déjà venue visiter la maison. Que veut-elle encore ?

- Je ne parlais pas de ma mère, mais de la tienne !

- Ah ! Alors elle peut venir. Tu peux le lui dire.

- Et- bien moi, je ne serai pas libre moi. Tu peux aussi lui dire cela ? (...)

Des ondes négatives émanaient du couple.

Brusquement, Wendy sorti de la cuisine et s’enferma dans sa chambre. Bizarrement, son mari ne la rejoignit pas. Il en avait assez des disputes et maintenant, il attendait que cela passe.

Il prit son dessert, une tarte aux fraises, et s’assit dans le fauteuil du salon.

Que ce passait t’il avec sa femme ? Depuis qu’ils avaient emménagés dans ce nouvel appartement, ils étaient devenus comme chien et chat.

- Il s’endormit devant la télévision, (…) et se réveilla en pleine nuit.

Les bruits qui les traumatisaient depuis quelques jours, recommençaient. Max Laryton frappa à la porte de la chambre de son épouse qui lui ouvrit immédiatement. Elle se précipita tremblante dans ses bras.

- Ma chérie, tu vas bien ?

- Non, cela me porte sur les nerfs ?

- C’est vrai, depuis qu’on entend ces sons bizarres, je deviens moi aussi nerveux, et quasiment insomniaque.

- Qu’est ce qui se passe chez les Oldham ? (2)

-Pourtant le double-vitrage était prévu pour atténuer cela !

- Cette fois-ci, j’y vais ! Déclara Max.

- Non, c’est peut être dangereux.  Gary m'a dit que les Oldham sont partis dans le sud de la France depuis  deux semaines (...) Je voulais le signaler à la société immobilière ce matin.  Et puis j'étais débordée par l'emménagement. Je n’en peu plus d’entendre cela. 

- C'est étrange que cela se produise  entre 2 heures et trois heures du matin.

- Que ce passe t-il là haut ?

- On dirait les sons d’une photocopieuse en marche.

- Et maintenant, écoute,  le sifflement d’un train lointain.

 Elle se précipita sur son magnétophone, et appuya sur l'enregistreur. Puis, ils réécoutèrent le son de la veille.

- On dirait une bande rayée, qui déroule la même chose. (...)

Quelques minutes plus tard, le couple se dirigea dans l’appartement du dessus. Stupéfaits, ils découvrirent une porte entrouverte.

- Cela sent une drôle d’odeur remarqua Wendy en se bouchant le nez !

- On dirait du caoutchouc, répondit son mari. .

- Regarde, il y a de la lumière au fond du couloir, et le bruit vient de là.

Retournons chez nous et appelons la police !

- Soudain, un souffle propulsa le couple … (…)

- Donne-moi la main Wendy !

Sa femme s’accrocha à un pan du bureau, lorsque soudain tout s’arrêta. Ils se retournèrent et se regardèrent effrayés … En voyant le phénomène devant lui, Max compris tout de suite ce qui allait se passer. Il ne pensait pas que cela viendrai si vite (…)

 

Dans leur appartement du dessous, le processus continuait.  En effet,  dans le bureau de Laryton, plusieurs vitres se fendillèrent, et volèrent en éclat. Les murs tremblaient. Tandis qu’un liquide blanchâtre, suintait en coulant le long du mur. Il  se répandit sur un papillon, et l’enroba entièrement.

Tout à coup, l'insecte bougea lentement, et le clou qui le maintenait tomba.

La vitre explosa, le papillon vola lentement vers une fenêtre entrouverte et disparu à l’horizon. Peu après, l’effet papillon se propagea lorsque le liquide se propagea sur les autres insectes. (…)

 

(1) Les NTCT. Nouvelles technologies corporelles et tridimensionnelles.

(2) Aux Bienfaits de la Zenitude Article N°3

 

 

(…) Confidentialité des informations concernant la série Sherley SHERLY.

 

Dernière mise à jour de cette page le 01/06/2010