N°7 The Wesss
Tous droits réservés Joëlle JEAN-BAPTISTE
Dossier OGM Cosw-Fash
N°7
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La guerre des OGM
La voiture s’arrêta devant un paysage familier. Les membres du Wesss sortirent rapidement de l’habitacle.
- Que faisons-nous ici ? Il est temps de dénouer tes mystères Andreï, dit Sherley Sherly en découvrant au loin le lac des Sempiternelles. (…).
Elle ajouta.
- La stratégie, rien que la stratégie. Je vous avais pourtant demandé d’agir avec prudence et diplomatie ! Et votre dernière expérience a été un échec total.
- D’où sors-tu cela ? Répondit prestement Andreï Bikerman en passant ses doigts dans ses cheveux blonds. Fabrice a suivit les consignes de sécurité.
- Et pour quels résultats ? Coupa Soleily Del Amontes, la jolie métisse.
- S’il vous plait, gardez votre calme, conseilla Andreï Bikerman à ses passagers.
- Gardez notre calme ? Quand vas-tu me dire où se trouve Fabrice, ajouta Lucie Richard excédée ! Il y a deux jours de cela, il répondait au téléphone, et depuis plus rien.
- C’est très inquiétant, remarqua Soleily.
La tension entre les membres devenait palpable. Andreï visiblement énervé, baissa les paupières, et les ouvrit aussitôt en fixant Sherley. Celle-ci remarqua que ses yeux bleus viraient souvent au violet, quand il était contrarié. Elle comprit qu’elle devait l’aider. Elle prit Lucie Richard dans ses bras et la rassura.
- Je suis sûre qu’Andreï sait ce qu’il doit faire.
- Après ce qui c’est passé dans Vendôme, (…) j’étais persuadée que je le reverrais rapidement, déclara Lucie en étouffant un sanglot.
- Moi aussi, dit Sherley. Cependant il s’est porté volontaire pour cette expérience et il connaissait les risques.
- Pourquoi allez si loin ? (…)
Andreï sortit une carte des environs.
- D’après les indications données par Ryōchōmei..(…)
- Que t’as t’il inscrit ?
- Il faut suivre une allée entourée de fraises.
- Où vois-tu des fraises dans ce terrain ? Pouffa Soleily.
Sherley leva les yeux et remarqua un sentier bordé d’arbousiers.
- Tu veux dire qu’il faut prendre la direction des arbres aux fraises, les arbousiers !
- Oui, bien sûr Sherley, approuva Andreï. Allons-y, on se dirigera vers le sud-est. Nous arriverons dans une heure, si nous gardons un rythme de marche accéléré. (…)
Ils s’engagèrent dans un étroit sentier. (…) Comme convenu, Ricardo Firzy anxieux les attendait à mi-parcours. (…) - - J’ai reçu un message (...)
Les cinq membres du The Wesss, empruntèrent ensuite une longue allée, et arrivèrent devant ce qu’il croyait être les vestiges d’une ancienne manufacture. La façade délabrée ne les n’incitait guère à pénétrer à l’intérieure. (…) La grille s’ouvrit, et un passage se dégagea. Ils passèrent sous un porche. (…)
Un homme d’une soixantaine d’année, souriant en tenue de jardinier, sortant d’une serre débordante de végétaux, les accueillis.
- Oh ! Quelle joie de rencontrer les fameux membres du The Wesss. J’ai entendu parler de vos exploits. Bravo pour la résolution de l’affaire Blankriste. (…) Les filles du groupe, les visages fermés, lui serrèrent la main.
- J’ai moi aussi suivi avec une attention particulière vos exploits. Chapeau pour l’explosion du laboratoire ! Ajouta Soleily.
- Voyons Soleily ! Renchérit Sherley.
- D’accord, vous ne m’aimez guère, mais si vous êtes venus jusqu’ici, c’est sûrement pour une raison bien particulière, constata le professeur Grégoire Déclouer en prenant un sécateur.
- C’est au sujet de Fabrice Garden, répondit Lucie tristement.
- Quel joli nom, coupa le professeur. C’est je crois le dernier membre de votre groupe.
- Vous seul savez, où il se trouve ! Déclara Lucie.
- Où est notre ami ? Insista Sherley.
- C’est à moi que vous demandez cela ? S’étonna Déclouer. Voyons ! Gardez vos nerfs mesdemoiselles, lança le professeur.
- Après la démonstration en tant que cobaye, d’il y a quelque jours, il n’a plus été le même, et je vous donne une minute pour me dire où est passé Fabrice ! S’écria Lucie.
- Vous avez donc osez faire cette expérience en utilisant des substances OGM, (…) répliqua le professeur, stupéfait, en regarda Andreï.
Le musicien évita son regard, et fit mine de fouiller dans son sac. (…)
- Je sais ce que vous devez penser de moi, jeunes gens. Oui, j’ai fait ce que l’on appelle des erreurs de jeunesse.
- Cette erreur date de dix ans. C’est plutôt une erreur professionnelle.
Brusquement, le professeur entra dans la serre, suivit de près par le groupe. Il prit un arrosoir et monta sur une échelle, pour arroser des plantes murales. Une substance jaune opaque, mélangée à des tache noires sortit du récipient.
- La disparition d’un de nos amis n’a pas l’air de vous perturber monsieur Déclouer, dit Sherley, acerbe. L’impatience de la musicienne devenait évidente.
- Savez-vous que vous êtes dans une illégalité totale en effectuant des expériences scientifiques farfelues sur des êtres humains, ajouta-t-elle.
- Farfelues ? Il se retourna et la regarda de haut en bas.
- Mademoiselle Sherly, j’ai bien connu votre père Fabio Sherly. Il était mon élève, en faculté des sciences. (…) Je me suis toujours demandé pourquoi il avait bifurqué dans l’architecture. (…) Vous avez des points communs. Car, dans ses affaires, il se montrait toujours convainquant et déterminé. Sans toutefois franchir la barrière de l’insolence, qui vous caractérise actuellement !
Le professeur Maxime Déclouer quitta la serre, et invita ses visiteurs à le suivre dans son habitation.
- Je suis très heureux d’accueillir les membres du The Wesss ! S’exclama-t-il le visage radieux.
- Comme vous pourrez le constater, je vis dans une vieille usine désaffectée. Et d’ailleurs, les pièces sont assez rudimentaires. (…) Les anciens propriétaires entreposaient des essences de fleurs venues du monde entier. (…) Je vous conseille de mettre vos lunettes de soleil.
Lorsqu’il ouvrit la porte d’entrée, de violentes lumières éblouirent le groupe des musiciens.
- D’où provient cette intensité lumineuse ? Demanda Sherley Sherly en clignant des yeux. (…)
Puis, le professeur se dirigea vers un petit bureau en bronze, prit une télécommande, actionna un poussoir aux contours argentés, qui fit s’abaisser plusieurs panneaux suspendus au plafond.
Le plafond se composait de poutres en acier, entre lesquelles de larges panneaux solaires vitrés, laissaient passer l’air. - Nous sommes exposés à une simple une fusion de lumières artificielles, et naturelles. (…)
- Et c’est rudimentaire ? Pensa Sherley stupéfiée, en se demandant comment il avait pu concevoir un intérieur aussi cossu.
- Installez-vous. (…)
Quelques instants après les membres du The Wesss, enlevèrent leurs lunettes solaires et s’assirent dans des fauteuils et canapés confortables en cuir de buffle. (…) Ils purent observer les éléments exposés dans la salle. (…)Quatre grosses cuves cuivrées formaient l’extrémité de la pièce. (…)
- Eh oui, ces cuves intriguent souvent les rares visiteurs qui viennent ici, indiqua le professeur en suivant leurs regards.
- Qui a t’il à l’intérieur ? Demanda Lucie Richard.
- Elles sont vides. Il ne s’agit que des vestiges de l’ancienne usine que je tenais à conserver. (…) Une porte automatique s’ouvrit, lorsqu’un homme pénétra dans la pièce avec un plateau chargé de thés, et de jus de fruits. (…)
- Comme vous le savez, je suis à la retraite. Et pendant dix longues années, je n’ai pas eu le droit de faire des expériences, suite à ce que vous savez. (…) Je ne m’occupe que de mes plantes. Ricardo Firzy n’en croyait pas un mot. - Et qu’est-ce-que c’était la substance que vous avez utilisé pour arroser vos plantes murales ?
- Vous avez l’œil, mon garçon. C’est de l’engrais, tout simplement. Et je ne fais que, comment dire ? Oui, je ne fais que du rafistolage pour faire pousser mes plantes. (…)
- Alors racontez nous, que c’est-il passé avec Fabrice ? Demanda Soleily Des Amontes.
- Je n’ai rien à me reprocher sur la disparition de votre ami.
- Il a suivi vos conseils ! S’exclama Sherley.
- Ce n’était que des conseils, et non des ordres mademoiselle Sherly ! Puis visiblement désolé de s’être emporté, il ajouta
- Je connais maintenant tous les membres de votre groupe, sauf un de vos meilleurs éléments, Ryōchōmei Akio. J’espère avoir un jour l’occasion de le rencontrer !
Soudain, le téléphone portable de Sherley sonna. Elle prit l’appel.
- Le rencontrer probablement. Mais avant cela, il tient à vous parler Monsieur Déclouer, dit la jeune fille en lui tendant l’appareil.
Le professeur écouta son correspondant ; son visage se figea.
- Quelle est l’expérience qui a motivé l’utilisation des OGM à titre expérimental professeur Déclouer ? Demanda Ryōchōmei Akio.
Déclouer remit brutalement le téléphone à Sherley, qui mit le haut parleur. (…) Les membres du The Wesss avaient bien l’intension de pousser le professeur Déclouer dans ses retranchements. (…) Celui-ci tenta en vain de raisonner le groupe sur le bien-fondé de ses travaux.
- Depuis que j’ai raté mon expérience, je revis pratiquement chaque jour la même souffrance, déclara Déclouer. (…) Puis, il répondit subitement aux questions du groupe comme pour se soulager d’un poids.
- L’expérience qui a motivé l’utilisation des OGM à titre expérimental était dans le domaine de la santé. Donc, oui, j’ai utilisé des bactéries pour transvaser des protéines virales qui entrent dans la formation de vaccins. Oui, j’ai donc évité d’utiliser des souches virales allégées, pour écarter le risque de développer une quelconque maladie pendant une vaccination. (…) Et non, je ne suis pas un criminel ! Cria-t-il.
Il tremblait de tout son être.
- J’ai la disparition de mes associés sur la conscience. Bien sûr, je m’en veux de n’avoir pas pressenti les signes annonciateurs, ajouta t’il en marmonnant. Ensuite, il avala d’un trait son whisky.
- Pressentir les signes ? Mais de quoi parlez-vous professeur ? Demanda Sherley.
Il répondit d’une voix puissante.
- Des sociétés privées dangereuses se sont introduites dans cette arme alimentaire que sont les OGM, et des plans de déclenchement sont prévus.
- Que voulez vous dire ? Répliqua Sherley.
Il se leva brusquement, et regarda la vaste carte murale représentant les états du monde.
- Ne faite pas d’amalgame entre les diverses utilisations des OGM. Bien entendu, vous avez l’aspect alimentaire, mais je vois que vous négligez un aspect fondamental.(…)
- Lequel professeur ?
- Celui de la santé ! Car nous allons bientôt assister à ce que l’on peut appeler les guerres OGM.
- Des guerres ? Le mot n’est pas trop fort ? (…)
- Nous ne faisons pas votre procès professeur Déclouer. Je veux juste savoir où est passé l’homme que j’aime. Heu ! Que je veux voir, rajouta Lucie confuse, qui était depuis peu, la petite amie de Fabrice. Bien entendu tous les membres s’en doutaient.
- Je crois savoir où se trouve votre ami. Mais j’ai besoin d’une chose.
- Laquelle ? Demanda Lucie surprise.
- J’ai besoin de l’entière coopération d’Andreï Bikerman.
Les membres du The Wesss l’observèrent. Le musicien rougit, et mal à l’aise, se racla la gorge.
- Tu m’as l’air bien nerveux Andreï, remarqua Sherley agacée, en pensant que ses cachotteries n’avaient que trop durées !
Note : les enquêtes du The Wesss sont authentiques, quand la fiction rejoints la réalité.
(…) Confidentialité des informations concernant la série Sherley SHERLY.
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La suite de la guerre des OGM N°2/3 le samedi 12 juin et le N°3/3 le dimanche 12 juin 10